Courage US, Hymne sifflée, folie iranienne… Les coups de cœur et coup de griffe de notre envoyé spécial après Iran-USA

Retrouvez l’analyse d’un envoyé spécial sur Figaroprésent à Doha lors du match entre les Etats-Unis et l’Iran (0-1) mardi soir.

Envoyé spécial pour Doha

Une crise cardiaque

Le “sacrifice” de Pulisic pour l’Amérique
Il a fallu du cran à Christian Pulisic pour affronter les États-Unis mardi soir au stade Al-Thumama de Doha. A l’issue d’un bon match américain avec un centre de McKennie pour Dest qu’il replaçait dans l’axe d’une tête en une touche, le milieu de terrain de Chelsea terminait quand même du côté droit (38e).e, 1-0). Mais l’Américain n’a pas pu célébrer son but – le vainqueur – car il a été taclé au visage par le gardien iranien Beiranvand après avoir récupéré. Abasourdi, presque assommé, Pulisic a donné l’impression d’être en état de choc et de perdre connaissance malgré l’aide de deux staffs médicaux américains. Plus de peur que de mal, les Bleus ont su reprendre leur place et se justifier auprès de leur famille en se qualifiant pour la 16e étape.

Le match en tribune a été (largement) remporté par les Iraniens
Drapeaux et maillots nationaux en pleine mutation, bruits assourdissants en avant-match, lors de chaque attaque des Américains ou de leur poussée… Les terrains du stade Al-Thumama de Doha ressemblaient à un volcan en feu mardi soir . Que ce soit avant, pendant ou après le match, les supporters iraniens, à l’aide de tambours et de cornes de brume, ont élevé la voix pour encourager leurs supporters. de “ IRAN, IRAN, IRAN il a continué à descendre des tribunes dans l’attente d’un résultat heureux. Jusqu’aux dernières secondes, chacun a poussé derrière ses héros, avant de perdre la voix au coup de sifflet final. Avec des larmes, de la tristesse et un sentiment de manquer un bon moment. Sans aucun doute, les supporters iraniens ont remporté le match depuis les sièges haut la main.

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Il y a beaucoup de fans iraniens. Panoramique.

Carlos Queiroz, son propre spectacle
A 69 ans, le technicien portugais n’arrête pas ses efforts lors des matchs. Pour l’épisode XXL. Déjà en conférence de presse où ses discours ne laissent personne de différent, Carlos Queiroz fait aussi son propre show. Je ne m’assieds jamais, toujours attrapé par 4e Arbitre respectant les limites du terrain, le sélectionneur iranien, revenu au pays en septembre 2022, trois ans après son dernier mandat (2011-2019), continue de se montrer. Grands signes d’encouragement, applaudissements nourris ou signes de mécontentement envers ses joueurs, gestes de colère après les décisions de l’arbitre, lancer de bouteilles d’eau… Impossible de ne pas se détourner un instant du terrain pour le regarder. Et ce pendant plus de 90 minutes.Le seul but américain l’a laissé impuissant et prostré. Et lui a fait enlever son manteau.

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Coup de griffe

L’Iran se plaignait alors d’avoir du courage mais très peu
Le défi? Contexte national ? Le poids de l’histoire ? Ou tout simplement la qualité des Américains… Toujours est-il que la Team Melli, deuxième du groupe avant cette troisième et dernière journée, n’a pas réalisé son rêve de monter à 8.e de la finale de la Coupe du monde. Après une première mi-temps calme, les hommes de Carlos Queiroz ont un peu relevé la tête en seconde période, sans toutefois menacer sérieusement le but de Turner. Sauf le coup de tête en fin de rencontre par Pouraliganji (90+3). Il n’y a guère moyen de changer de cap alors qu’il suffirait d’un simple match nul pour sortir d’un groupe dominé par l’Angleterre (victoire contre le Pays de Galles mardi soir), suivie par les Américains. Une rencontre qui laissera des regrets aux Iraniens, balayés par les Britanniques en début de tournoi (6-2) mais qui s’étaient redonné espoir après leur succès contre le Pays de Galles (2-0). Jamais de son histoire, l’Iran n’a atteint les huitièmes de finale de la Coupe du monde. Prochain rendez-vous, 2026 avec la Coupe du monde prévue au Canada, au Mexique… et aux États-Unis.

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“La politique” s’invite pendant les chansons
Entre l’hymne iranien en partie sifflé par les supporters très présents mardi soir, mais entonné par de nombreux joueurs main dans la main, le climat politique en Iran s’est une nouvelle fois invité du côté de Doha et du Qatar. Un signe que la rébellion nationale s’est fait entendre hors des frontières du pays. Cette Coupe du monde aura des caractéristiques (mineures) d’envoi de messages vers l’espace aérien international.

Compression autour du terrain
Peu avant la rencontre entre l’Iran et les États-Unis, de manière respectueuse pour cette rencontre entre les “deux meilleurs ennemis” en raison de leur histoire dans la sphère politique et internationale, un événement capté par l’un de nos confrères de. Pas peut être choquant. Un supporter iranien, qui était présent près du stade Al-Thumama à Doha, s’est vu interdire d’entrer dans l’enceinte. La raison? Les deux portaient des T-shirts avec les mots “Femme, vie, liberté”, le slogan du soulèvement en Iran. La police qatarienne, qui a déjà réagi en nature à des supporters portant également des t-shirts arc-en-ciel notamment, a ordonné à ce supporter de quitter les lieux. C’est surprenant au vu des recommandations de la FIFA qui a approuvé, avant la rencontre, des pancartes de soutien aux manifestants en Iran.

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