La communauté kurde sous le choc et en colère après la tuerie de la rue d’Enghien

Des membres de la communauté kurde se rassemblent dans le 10e arrondissement de Paris le 23 décembre 2022, près du site où trois Kurdes ont été tués dans un attentat.

Dans la matinée du vendredi 23 décembre, à 10 heures, un homme a ouvert le feu sur la rue Engien, tuant trois personnes et en blessant trois autres.e Arrondissement de Paris, dans un quartier commerçant populaire avec une communauté kurde. Les événements ont eu lieu au centre culturel kurde Ahmet-Kaya et dans deux commerces voisins, dont un salon de coiffure et une boutique kurde.

Lieu de rassemblement du public de la capitale, le Centre culturel Ahmet-Kaya abrite le Centre démocratique kurde français (CDKF), principal maillon du mouvement national kurde en France et front légal des travailleurs du Kurdistan. Le parti (PKK) est en guerre contre l’État turc et est considéré comme une organisation terroriste par l’Union européenne.

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Selon des sources kurdes, le tireur, armé d’un pistolet et de plusieurs chargeurs, a tué trois personnes dans les escaliers et à l’intérieur du centre culturel. Il a même poursuivi une de ses victimes alors qu’il traversait la rue pour se réfugier dans un restaurant kurde sur le trottoir d’en face. Après cette première fusillade de sang-froid, le meurtrier est sorti dans la très fréquentée rue d’Enghien pour se précipiter chez un barbier fréquenté par des Kurdes. Il a de nouveau ouvert le feu, blessant au moins une personne, avant que les clients du barbier ne le désarment et ne l’écrasent en attendant la police, a montré la vidéosurveillance de l’établissement.

L’une des victimes s’est battue contre l’Etat islamique

Selon le bilan provisoire, les trois morts sont une femme et deux hommes. Selon le porte-parole du CDKF, Agit Polat, cette femme est Emine Cara, responsable du mouvement des femmes kurdes en France. Il a combattu et fait campagne pendant trois décennies dans quatre régions du Kurdistan, de la Turquie, de l’Irak, de la Syrie et de l’Iran. Le porte-parole du CDKF, Berivan Firat, a déclaré qu’Emine Kara avait participé à la lutte contre l’organisation État islamique (EI) lors de la reprise de Raqqa par les forces kurdes soutenues par une coalition internationale. Il a depuis demandé l’asile politique en France et s’est vu refuser le statut de réfugié par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), une décision dont il a fait appel.

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Les deux hommes sont un chanteur kurde, réfugié politique en France, et un ancien habitué du centre culturel Ahmet-Kaya. L’un des trois hommes blessés est dans un état absolument critique, et deux autres sont dans un état relativement critique. Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les meurtres et tentatives de meurtre, confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ).

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