La Suède prend la présidence du Conseil de l’Union européenne sans enthousiasme

Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson lors du sommet européen de Bruxelles le 15 décembre 2022.

Pour la troisième fois depuis son adhésion en 1995, la Suède présidera le Conseil de l’Union européenne (UE) pendant six mois. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce rôle semble loin d’être passionnant.

Lors des récentes campagnes électorales législatives déjà, en septembre, la leçon était claire par son absence. Et quand, deux mois plus tard, le Premier ministre conservateur issu du vote, Ulf Kristersson, a présenté au Parlement ses priorités pour l’avenir dans cette région, seuls une vingtaine de députés et trois ministres sont venus l’écouter.

A son crédit, le chef de file de la coalition libérale-conservatrice, au pouvoir avec le soutien de l’extrême droite depuis le 18 octobre, n’a fait aucune annonce majeure. Il a évoqué la guerre contre les frontières européennes et l’engagement inconditionnel des Vingt-Sept avec les Ukrainiens, la sécurité de l’Union européenne, le défi de la transition énergétique et la protection des valeurs démocratiques. Il s’est également engagé en faveur du libre-échange, le condamnant “protection”OMS “Ce n’est pas la bonne voie (…) que ce soit de ce côté-ci de l’Atlantique ou de l’autre ».

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Dans son discours, Ulf Kristersson “il s’inscrit dans la continuité du gouvernement précédent”, dirigé par les sociaux-démocrates, analyse Goran von Sydow, directeur de l’Institut suédois d’études politiques européennes (Sieps) à Stockholm. Cependant, note-t-il, le Premier ministre n’est pas dispersé “incertitude” sur le rôle des Démocrates suédois (SD) – un parti eurosceptique de droite – durant les six mois de cette présidence suédoise.

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Les Suédois soutiennent massivement l’UE

Bien que l’accord de coalition, signé par les conservateurs, les libéraux, les démocrates-chrétiens et le SD, ne traite pas des politiques européennes, il stipule que le parti doit être informé ou consulté sur les décisions prises à Bruxelles qui peuvent affecter les sujets inclus dans l’accord. Le 13 décembre, l’ancienne chef de l’État, la social-démocrate Magdalena Andersson, s’est exprimée “occupé” que Jimmie Akesson, patron de SD, “il mène les rangs de la Suède pendant la présidence”.

Cette inquiétude serait infondée, selon l’ancien eurodéputé conservateur Christofer Fjellner. Selon lui, “une coalition avec le SD ne devrait avoir aucun impact sur la présidence suédoise de l’UE”. Il n’exclut cependant pas que le gouvernement se heurte à une opposition au Parlement, à Stockholm, lors de l’approbation des décisions qui doivent être prises à Bruxelles, ce qui pourrait le mettre dans une situation précaire. “Surtout s’il s’agit de déverser plus d’argent dans les fonds européens, pour faire face aux divers conflits actuels, que SD aura du mal à justifier auprès de ses électeurs”déclare la journaliste Ylva Nilsson, spécialiste des affaires européennes.

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