Le prix du passe Navigo devrait grimper à 90 euros

Le match semble désormais plié. Pourtant, mercredi soir, les sénateurs ont longtemps refusé en raison des graves difficultés financières d’Île-de-France Mobilités (IDFM) et de la dégradation des transports parisiens.

Réclamée à gauche et proposée par le sénateur (LR) Philippe Tabarot, l’augmentation de la redevance mobilité, une taxe sur les salaires des entreprises de plus de 11 salariés, a finalement divisé la majorité sénatoriale de droite. Et le compteur a gagné. Un chiffre d’affaires supplémentaire de 180 millions d’euros pourrait permettre au président de l’IDFM, Valéry Pécresse (LR), de limiter la hausse des tarifs Navigo à 80 euros. Mais cette piste semble s’éloigner de plus en plus, et maintenant elle approche les 90€ d’abonnement.

“Je suis désolé que l’État semble être ailleurs”

Pour l’ancien candidat à la présidentielle, cet échec est d’autant plus difficile que ce sont les sénateurs de son propre parti qui ont voté contre lui (116 contre, 28 pour). Dont des élus franciliens, comme Christine Lavard (LR) ou Philippe Pemezek (LR) des Hauts-de-Seine, Daphné Ract-Madou (LR) de l’Essonne, Philippe Dominati (LR) de Paris. Sans oublier les centristes, parmi lesquels le cacique Hervé Marcel, ainsi que le maire de Meudon (Hauts-de-Seine) qui s’opposaient à la mesure.

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Au tribunal du gouvernement. “Je suis désolé pour tout cela qu’on ait l’impression que l’Etat est ailleurs”, a déclaré Roger Carouchi (LR), qui a voté et souhaité qu’une partie des avances retournées contre le Covid-19 à l’IDFM soient transformées en fondations.

“Méfions-nous des solutions simples”, a prévenu Gabriel Attal, ministre des Comptes publics et ancien conseiller municipal et député des Hauts-de-Seine, “il n’y a pas de solution magique”. “Les discussions vont se poursuivre au niveau du Premier ministre et des ministres.

Décision en décembre

“Dans le demi-cycle, nous étions presque tous supporters. Si on avait voté à main levée, ça serait passé, a déploré Philippe Tabarot, au téléphone ce jeudi matin. Mais le Sénat a sorti un vote populaire pour passer outre le vote majoritaire”, une arme utilisée pour voter les absents et qui est utilisée lorsque le groupe est minoritaire. “Cette fois, ils l’ont utilisée contre l’amendement de leur propre parti. Pas élégant, – malheureusement, le sénateur des îles Alpes-Mer.

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La proposition d’augmentation de la redevance de mobilité, qui a été annulée par le Sénat, ne sera donc pas reprise dans les délibérations des députés. Il est également moins susceptible d’être préservé par le gouvernement. Gabriel Attal, ancien député d’Ile-de-France, a annoncé qu’il y était fermement opposé. Dès lors, cette mesure ne devrait pas être inscrite dans la loi de finances 2023. “Les sénateurs qui sont contre cet amendement sont responsables de l’explosion des prix”, accuse Philip Tabarot. Le montant de la hausse du tarif Navigo doit être décidé lors du prochain conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités le 7 décembre.

Sous l’effet de l’inflation et de la crise prolongée du Covid-19, l’autorité organisatrice des transports fait face à une crise financière sans précédent. 950 millions d’euros manquent encore au budget annuel de 10,6 milliards. Les collectivités (province, départements et Paris) ont déplacé 100 millions (+7,5%). Mais le gouvernement n’a pas répondu positivement aux différentes demandes de soutien de Valery Pekres, comme l’annulation de la « dette Covid » de 2 milliards d’euros ou la baisse de la TVA à 5,5 %, ce qui rapporterait environ 150 millions d’euros.

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Le vote du Sénat a suscité de nombreuses réactions. “Au Sénat, la droite de Macron et Valérie Pécresse ont refusé d’augmenter le plafond de la redevance mobilité. Résultats? Le prix du pass Navigo est sur le point d’exploser ! C’est juste dommage”, écrit David Belliard (EELV), adjoint aux transports de Paris. « Les utilisateurs sont de bons lecteurs de leur environnement. Ils doivent être encouragés et non découragés. Comment comprendre que d’autres ressources ne soient pas mobilisées, alors que l’Etat est en mesure de financer, notamment les carburants, pour faire face à la crise du pouvoir d’achat ? demande l’association La Vignette du Respect.

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