l’infirmerie, Montpellier, le 2e bloc, la Coupe d’Europe… Grégory Patat fait le point

C’est reparti pour une balade côté Bayonne. Après quelques jours de trêve, le Ciel et les Blancs sont revenus dans le bleu échauffant pour préparer l’élimination d’un nouveau bloc de onze week-ends sur le sol français et européen, alors que la Coupe d’Europe va aussi rythmer les prochaines semaines. les bords de la Nive. Sixième du championnat (25 points), avec six victoires, commentAviron Bayonne
et son manager Grégory Patat préparent-ils ce retour à la compétition ?

Logo bleu français

Grégory Patat : “C’est une reprise progressive car il y a beaucoup de défis, en termes de charge de travail dans ces premières semaines. Le but est de gérer les joueurs en termes de blessures. Il y avait la pression traditionnelle, pas de mauvais élèves et je suis surpris par la qualité de nos premiers entraînements. Il y a une implication totale dans cette reprise. On avait remarqué ces dernières semaines qu’il y avait plus de vitesse à l’entraînement, moins de gaspillage, moins de ballons au sol. On est ensemble depuis quelques mois maintenant. Les joueurs trouver une certaine automatisation et cela élèvera tout le monde.”

France Bleu Pays Basque : Pendant cette trêve, avec la sixième place et ce que l’Aviron Bayonnais montre sur le terrain, de nouveaux objectifs ont-ils été fixés ?

L’objectif reste le même. On a retrouvé les joueurs, tous les joueurs et les internationaux lundi. Nous avions une quarantaine de joueurs aujourd’hui. Et l’idée est de dire : comment continuer à avancer ? Comment allons-nous nous améliorer ensemble ? Qu’est-ce qu’on va faire, qu’est-ce qu’on peut faire pour continuer à avoir cette performance rugbystique ? Le staff et les joueurs, c’est notre seule question.

Jusqu’à présent, nous ne connaissions pas notre potentiel. J’ai reproché à mes joueurs de ne pas croire assez en ce qu’ils peuvent faire. Je pense à Toulon, le staff croyait à une victoire possible, mais on sentait que les joueurs se retenaient. Aujourd’hui, oui, nous sommes sixièmes, oui une dynamique positive, mais si on regarde le classement Top 14, c’est très homogène, c’est très serré donc la marge de manœuvre est limitée.Au rugby, je pense qu’on peut faire mieux et c’est là qu’on veut aller. Il n’y a pas de fin aux conséquences. Je ne sais pas. Nous voulons rester fidèles à notre état d’esprit, afin de maintenir notre niveau d’exigence au jour le jour, à l’entraînement. Et c’est sur cela que nous nous concentrons.”

Le groupe est revenu au complet, les matchs internationaux étant revenus, depuis lundi
©Radio France

Stéphane Garcia

Au niveau du groupe de jours, quels sont les retours, qui sont les joueurs encore à l’hôpital ?

« Il y a des blessés de longue durée comme Arthur Duhau, Yan Lestrade, Quentin Béthune, ils nous rejoindront en janvier au plus tard. Mais sinon, on a tout le monde sur le pont. Swan (Cormenier) a repris l’entraînement comme d’habitude. Ses problèmes d’arche semblent avoir été résolus. Ça a repris comme d’habitude avec le groupe. De plus, la rotation effectuée devant, lui a permis de souffler et de bien se remettre de cette blessure.

Comment aborde-t-on ce deuxième bloc qui sera encore plus long que le premier, avec onze combats d’affilée ?

“Pour commencer, on a fait un point avec le responsable de la performance, Loïc Louit. On a quantifié chaque charge d’entraînement durant cette période de onze matchs. On savait sur quelle période on allait ralentir, à quels moments on allait pouvoir accélérer pour être efficace sur ce deuxième bloc, sachant qu’il ne s’agit pas de onze matchs de championnat, contrairement à ce premier bloc, car il sera mixé avec des matchs de Coupe d’Europe, essayez de préparer au mieux ces matchs pour rester efficace le week-end et gagner des matchs On a vu qu’il y avait onze changements dans le 15 de départ à Clermont et l’équipe a su réagir. nous allons créer une simulation saine au sein de ce groupe. Et la Coupe d’Europe aidera à concourir dans cette même catégorie.

“On va profiter de cette Coupe d’Europe pour faire le point sur l’effectif […] à Clermont malgré onze changements, l’équipe a répondu présent.”

J’ai mes convictions. Je sors de la formation Auscitaine où le jeune a beaucoup de place dans l’effectif professionnel. J’ai beaucoup de convictions en termes de mélange d’effectifs avec des joueurs expérimentés, des joueurs de service et des jeunes. C’est vrai aujourd’hui, malheureusement, les Top 14, qui sont les enjeux de ce championnat, ne sont pas propices à l’épanouissement de ces jeunes Entraînement. Alors bien sûr, nous allons profiter de cette Coupe d’Europe pour faire le point sur l’effectif et voir progresser nos jeunes. L’aviron serait idiot de ne pas utiliser ce jeune joueur potentiel que nous avons sous la main.”

Quant à prolonger Victor Hannoun jusqu’en 2026…

“Victor (Individuel) s’engage pleinement dans le projet de club que nous souhaitons mettre en place. Il fait partie des jeunes qui ont réussi à s’exprimer dans un premier temps grâce au rugby à sept cet été. Mais il faut savoir que Victor, comme beaucoup de ses collègues, a débuté la pré-saison avec nous. Ils ont fait toute la préparation, les deux premiers mois avec nous et ça récompense le fruit de leur travail. Il allait remporter ce contrat grâce à son investissement et au travail qu’il accomplit au quotidien. Et ça donne de la fraîcheur à tout le groupe professionnel. Ensuite, si vous regardez les performances de Victor lorsque nous lui avons donné une chance, ses performances étaient plutôt bonnes.”

Victor Hannoun a été élu la révélation des InExtenso Supersevens
©AFP

GAIZKA IROZ

Autre jeune, autre profil, c’est Kamini Rasaku, prêté jusqu’à la fin de saison à Mont-de-Marsan. Pourquoi ce choix ?

“C’était d’un commun accord. Le joueur souffrait parce qu’il n’avait pas assez de temps de jeu pour pouvoir s’exprimer. Quand on connaît ce style de profil de joueur, ils ne sont contents que lorsqu’ils sont sur le terrain. C’est Une progression difficile, à développer uniquement en enchaînant les entraînements. Surtout quand il s’agit du sept. D’autres codes sont quinze, notamment le jeu sur le ballon et la substitution défensive sur le terrain profond. un joueur de ce profil et en tant que jeune, l’enjeu de le Top 14 a rendu difficile son lancement rapide, nous sommes donc parvenus à un accord entre les deux parties et obtenir ce choix est judicieux car il gagnera du temps de jeu, il gagnera de l’expérience, d’autant plus que les Montois jouent en haut de tableau et Je pense que le projet est intéressant pour un joueur comme Kaminieli.”

“Montpellier a plus ou moins les mêmes statistiques que nous sur le jeu.”

Et maintenant Montpellier, une équipe qui a su redresser un début de saison prudent avec une série de quatre défaites consécutives face aux champions de France…

“Prêt, Je suis content de commencer dehors__, car ces jeux de reprise sont toujours difficiles à gérer, après les vacances. On peut avoir des joueurs qui ne sont pas encore compétitifs à 100%, comme Montpellier, ils ont, c’est vrai, connu une moins bonne période mais ils ont réussi à bien repartir. Si nous analysons leurs statistiques, ils ont à peu près les mêmes que les nôtres. Ils ont devant eux des joueurs à forte densité physique, avec Zack Mercer qui fait avancer cette équipe, tout en étant capable de répartir le jeu, et un jeu de dépossession avec une belle longueur de jeu au pied. Je pense que nous avons la qualité dans ce secteur, pour y répondre, mais c’est une équipe qui peut nous concurrencer fortement dans ces secteurs.

Une équipe qui a connu la tourmente, le départ d’Olivier Azam, l’entraîneur des attaquants, pour des raisons personnelles certes, mais son départ intervient alors que le MHR a connu les difficultés de conquête cette saison.

“Ils n’étaient pas aussi mauvais que les chiffres ou l’impression pourraient le laisser penser. Il faut voir l’arrivée de Joan Caudullo, qui est responsable du centre de formation, qui a lancé de nombreux jeunes à Toulon, qui a apporté une nouvelle dynamique possible pour cette équipe Ils ont su performer à Toulon pour y gagner facilement, avec une équipe là aussi qui a fortement retravaillé, avec beaucoup de jeunes donc ils verront aussi le casse-tête de l’équipe et peut-être que cette jeune génération apporte beaucoup de fraîcheur à la MRH
.”

► Interview complète à retrouver ICI

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