Meurtre de Clermont-l’Hérault : “On a perdu Jocelyn pour rien, il était au mauvais endroit au mauvais moment”

Deux semaines après le drame, la famille d’Avignon cherche toujours des réponses.

La fête de la Toussaint revêt cette année un caractère particulièrement douloureux pour la famille d’Avignon. Et pour une bonne raison. Dans la nuit du 19 au 20 octobre, Jocelyn Avignon, 38 ans, a été brutalement agressée par un jeune de moins de 18 ans rue du Marche à Clermont-l’Hérault, près de chez elle.

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Jocelyne, poignardé à mort, s'effondre rue du Marché.

Jocelyne, poignardé à mort, s’effondre rue du Marché.
ML – J.-AP

L’accusé, qui avait un profil inquiétant indiquant un certain nombre de troubles psychologiques, l’a poignardée des dizaines de fois, y compris dans la région de la poitrine, pour une raison inexpliquée.

Il a été tué parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment

“On sait que Jocelyn était censée passer la soirée avec ses amies. Mais que s’est-il passé quand elle est revenue ? On ne sait pas”, a-t-elle demandé à sa sœur et à sa mère. “Nous ne savons même pas s’ils se connaissaient avec l’agresseur. Nous ne pensons pas que Jocelyn ait eu une dépendance à la drogue, encore moins une dette.”

“En fait, nous sommes horrifiés d’avoir perdu Jocelyn pour rien et qu’elle ait été victime d’un AVC fou. Simplement parce qu’elle était au mauvais endroit au mauvais moment. Et ça nous est insupportable. . Surtout depuis deux. Des semaines après la tragédie, nous sommes encore au plus indécis et nous nous posons des questions sans fin.

Quelle est la raison de cette frénésie meurtrière ?

Questions sans réponse aujourd’hui. Même pour les détectives de l’équipe de recherche, qui multiplient les enquêtes pour déterminer l’élément incitatif de la véritable folie meurtrière qui a poussé ce jeune homme à commettre des actes irréparables.

Évidemment, le recours à la vidéosurveillance a permis d’identifier le suspect et de le placer en garde à vue. Mais s’il a avoué le meurtre horrible, il ne peut pas l’expliquer. Et des images de violence comme violence !

Pourquoi était-il libre ? Si elle avait été emprisonnée, il ne faisait aucun doute que Jocelyne serait encore en vie.

Et c’est à la plus grande horreur de la famille d’Avignon, qui ici et là essaie de récolter des bribes d’informations par des intermédiaires, pour donner un sens à ce qui jusqu’ici n’a pas de sens.

Et s’interrogeant sur la présence de l’intimé à Clermont-l’Hérault cette nuit-là. “On a entendu pendant les événements qu’il était sur un bracelet électronique après avoir agressé quelqu’un en mai dernier. Pourquoi était-il libre ? S’il était emprisonné, il ne fait aucun doute que Jocelyn serait encore en vie !”

Une histoire de violence intentionnelle

Selon une source proche du dossier, le prévenu, qui est détenu à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone pour meurtre avec préméditation, ne portait pas de bracelet électronique le jour de l’agression. Mais l’année dernière, il a été placé en liberté surveillée pour des actes de violence intentionnels sur mineur. De plus, il peut y avoir plusieurs crimes à son compte.

L’enquête est en cours.

Il laisse derrière lui deux enfants de 5 et 10 ans.

“Je ne savais pas qu’il avait un ennemi”, raconte sa sœur Jocelyn. Mon frère était aimé de tout le monde, sa famille, ses amis, ses voisins, son patron…”

À 38 ans, Jocelyn L’Épicurien travaillait comme cariste de chariot élévateur d’entrepôt à la maison familiale et artisanale, Meridienne Business Park à Bosc, Lodevois. D’origine malgache, il a grandi à Recoules-de-Fumas en Lozère, entre Marvejols et Saint-Chély-d’Apcher. Actuellement célibataire, il était père d’un garçon de 5 ans et d’une fille de 10 ans.

Sa mère, son père, sa sœur et son cousin ont déclaré: “C’était une personne très heureuse qui aimait la pêche.” “Il aimait beaucoup la bonne chère. Il aimait manger de bonnes choses. Il aimait rire, plaisanter. C’était une personne très serviable, très présente quand on avait besoin de lui. Toujours joyeux, souriant, plein de vie.”

Et Jocelyne d’ajouter : “Deux semaines après le drame, il est toujours à la morgue. Son corps ne nous a pas été rendu. C’est pourquoi nous ne pouvons pas planifier son enterrement. C’est pourquoi le deuil nous est si difficile.”

A noter qu’une cagnotte Leetchi a été ouverte pour aider financièrement la famille Avignon : https://www.leetchi.com/c/pour-jocelyn-wkom3v1y

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