rendez-vous manqué pour l’équipe de remplaçants promue par Didier Deschamps

Le défenseur français Axel Disasi tente de tacler l'attaquant tunisien Anis Ben Slimane, le 30 novembre 2022, au stade Al Rayyan (Qatar).

C’est l’histoire d’un match dont l’équipe de France – déjà qualifiée pour les huitièmes de finale – n’avait pas particulièrement besoin ni envie de gagner. Didier Deschamps déteste perdre, mais il n’a rien fait pour l’éviter face à la Tunisie (1-0), mercredi 30 novembre. Dans son genre, son équipe initiale était aventureuse, originale, voire baroque. L’entraîneur le reconnaît et prend sa part de responsabilité dans la perte « Nous avons eu des difficultés principalement à cause de mes choix. Mais par rapport à ces choix, il devra nous servir dans quatre jours », a-t-il déclaré en référence au huitième de finale qui verra la France affronter la Pologne le dimanche 4 décembre.

A lire aussi : Coupe du monde 2022 : victoire et regret pour la Tunisie, vainqueur des Bleus
Lire Aussi :  "Le joueur qui nous manquait": Dan Biggar déjà en patron avec le RCT

Le Basque est sorti du banc en fin de rencontre avec trois de ses neuf titulaires face au Danemark : Adrien Rabiot, Kylian Mbappé et Antoine Griezmann. Ce dernier a même égalisé après les arrêts de jeu, avant de voir son but annulé par l’arbitre néo-zélandais Matthew Conger, assisté par vidéo pour repérer une subtile position de hors-jeu.

Ainsi les neuf remplaçants, ces “coiffeurs” (pour reprendre l’expression née lors de la Coupe du monde 1986), ont perdu “leur” match de Coupe du monde, en partie à cause de la faute d’une vieille connaissance de Ligue 1, Wahbi Khazri. Le seul buteur du match (58e) n’avaient pas l’impression d’avoir battu une petite équipe. “Aligner Tchouaméni et Camavinga serait irrespectueux ? Non. Moi, je viens d’un petit coin de Corse, là, je joue contre des joueurs que je regarde à la télé en Ligue des champions”, explique l’attaquant de Montpellier.

Lire Aussi :  Une feuille de route pour faciliter l'emploi et l'insertion pour et par le sport

Mais pour la bande de neuf, la suite du tournoi promet de revenir à son état initial : quelques remplaçants. Seul Ibrahima Konaté, très solide, peut être un droit crédible en défense. En fait, s’il y a un groupe français, il est composé de deux équipes. L’un joue, l’autre la regarde. William Saliba appartient à cette seconde classe. Entré dans l’heure de jeu à la place de Raphaël Varane (l’un des deux titulaires sur le pont avec Aurélien Tchouaméni), le défenseur résume bien la situation : “C’était une équipe vraiment remaniée, avec certains qui n’avaient jamais joué ensemble, d’autres qui connaissaient leur premier choix, donc c’était un peu difficile pour l’automatisation. »

Au stade de la Cité de l’Education (Al Rayyan), Eduardo Camavinga, par exemple, a fait son premier essai en tant que latéral gauche, normalement milieu de terrain. Forcément, il y avait beaucoup de rouge sur son exemplaire. A droite, Alex Disasi fêtait sa première sélection en tant que latéral. Pas un cadeau, mais l’habituel défenseur axial n’a vu que le verre à moitié plein. Sans doute parce qu’il était déjà content d’être présent au Qatar, il a été convoqué à la dernière heure. « Le groupe reste positif malgré toutassure le Monégasque. C’est le rêve de tout le monde de jouer la Coupe du monde, donc je pense qu’à partir de ce moment-là, il suffit de mouiller le maillot. »

Il vous reste 49,73% de cet article à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.

Lire Aussi :  Tour d'Italie - Remco Evenepoel choisira lui-même 5 de ses 7 équipiers !

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button